Plate-forme d'Innovations Thérapeutiques
Projet préparé par :
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le Pr. Christophe Bauters (Coordonnateur)
Service de Cardiologie C
Hôpital Cardiologique – CHRU de Lille
59037 Lille Cedex
Tel : 33 (0)3 20 44 50 45 et 03 20 44 57 21
Fax : 33 (0)3 20 44 48 81
Email : cbauters@chru-lille.fr
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le Pr. Brigitte Jude
Laboratoire d’Hématologie
Hôpital Cardiologique – CHRU de Lille
59037 Lille Cedex
Tel : 33 (0)3 20 44 48 91
Fax : 33 (0)3 20 44 69 89
Email : b-jude@chru-lille.fr
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le Pr. Eric Van Belle
Service de Cardiologie B et Hémodynamique
Hôpital Cardiologique – CHRU de Lille
59037 Lille Cedex
Tel : 33 (0)3 20 44 50 08
Fax : 33 (0)3 20 44 51 30
Email : ericvanbelle@aol.com
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le Pr. Philippe Amouyel (Directeur de la Génopole)
INSERM U508
Institut Pasteur de Lille
1, rue Calmette
59019 Lille Cedex
Tel : 33 (0)3 20 87 77 10
Fax : 33 (0)3 20 87 78 94
Email : Philippe.amouyel@pasteur-lille.fr
Centre Hospitalier Régional Universitaire
de Lille
I. Introduction
Cette dernière plate-forme constitue une des originalités
de la Génopole de Lille au sein du réseau national des génopoles
dont elle fait partie intégrante. L'objectif de cette plate-forme
est de préparer la région aux conséquences attendues
de la progression des connaissances sur le génome humain et notamment
aux applications possibles en matière de thérapeutiques fondées
sur l'utilisation directe ou indirecte des gènes et de leurs produits
sauvages ou modifiés.
La responsabilité de la gestion de cette plateforme a été
confiée au CHRU de Lille. Le fonctionnement de la plate-forme sera
alimenté par un programme scientifique centré sur les biothérapies
dans le domaine cardio-vasculaire, dont plusieurs projets seront initiés
en 2002.
II. Programme Scientifique : biothérapies dans les maladies
cardio-vasculaires
Les maladies cardio-vasculaires constituent un champ d’application
très large pour ces nouvelles stratégies thérapeutiques
du fait de leur très grande fréquence, de leur gravité,
de leur coût pour la société et enfin de l’excellente
accessibilité du cœur et des vaisseaux aux techniques de transfert
de gène et de transplantation cellulaire.
Les stratégies de thérapie génique et cellulaires
poursuivent des buts identiques : modifier la structure et la fonction
du cœur et des vaisseaux afin de l’adapter au processus pathologique. Elles
nécessitent des compétences similaires (structure de biologie,
structure de recherche clinique, maîtrise des techniques d’administration
locale intra-myocardique et intra-vasculaire, capacités d’évaluation
du bénéfice notamment imagerie, évaluation clinique,
paraclinique économique…). De plus, à l’avenir les techniques
de transfert de gène seront couplées à celles de thérapie
cellulaire (transfert ex vivo) afin de modifier les fonctions des cellules
transplantées à des fins thérapeutiques.
La principale force de cette plate-forme est la mise en commun de compétences
multiples issues d’équipes différentes dans le but d’être
capable de développer des projets en interne et de se placer comme
interlocuteur de premier plan pour les projets en collaboration avec l’industrie.
A. Thérapie génique de l'angiogénèse
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1. Administration du plasmide FGF-1 dans l'ischémie des
membres inférieurs
Ce premier projet concerne les patients souffrants d’une ischémie
des membres inférieurs, chez qui seront évalués les
effets de l’administration du plasmide codant pour un facteur de croissance,
le Fibroblast Growth Factor-1 (FGF-1). Ce travail sera réalisé
dans le cadre d’une étude randomisée en double aveugle en
collaboration avec l’industrie (Aventis). Nous envisageons d’inclure une
vingtaine de patients sur une période de 1 an à partir
du 1er trimestre 2002.
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2. Administration du plasmide VEGF dans l'ischémie myocardique
Le deuxième projet concerne les patients souffrants d’ischémie
myocardique, chez qui seront évalués les effets de l’administration
du plasmide codant pour un autre facteur de croissance, le Vascular Endothelial
Growth Factor (VEGF). Ce travail sera réalisé sous un mode
multi-centrique en collaboration avec le CHR Henri Mondor de Créteil
et l’Hôpital Cardiologique de Bordeaux. L’une des originalité
de ce travail est de recourir à une administration percutanée
du plasmide, alors que la plupart des travaux réalisés jusqu’ici
ont utilisé une administration chirurgicale. Nous prévoyons
d’inclure 45 patients répartis sur les 3 centres sur une période
de 1 an à partir du second trimestre 2002.
B. Thérapie cellulaire en cardiologie
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1. Thérapie cellulaire de l'insuffisance cardiaque
Malgré d'importants progrès thérapeutiques,
l’insuffisance cardiaque sévère est toujours associée
à une mortalité très importante. La mise au point
de nouvelles stratégies thérapeutiques est donc une priorité
de santé publique. La transplantation cellulaire myocardique apparaît
comme une technique nouvelle et prometteuse. Des résultats positifs
concernant une expérience pilote (Phase I) de transplantation intra-myocardique
de cellules de muscle périphérique ont récemment été
rapportés par une équipe Française (Menasche P, et
al. Lancet. 2001 ; 357:279-280). L’étape suivante est la mise en
place d’une étude de phase II, multicentrique européenne
dans laquelle un nombre limité de centres Français dont le
CHRU de Lille seront impliqués.
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2. Culture primaire de cellules musculaires lisses
Nous avons également débuté un programme de
thérapie cellulaire vasculaire. La cellule musculaire lisse artérielle
est la cellule principalement utilisée par l’organisme pour cicatriser
la paroi artérielle lésée et apparaît donc comme
l’une des cellules de choix pour des applications de thérapie cellulaire
dans le système vasculaire.
Ce projet est mené en commun avec l’unité 460 INSERM
(Jean-Baptiste Michel) et l’unité 441 INSERM (Jacques Bonnet).
Gräce à une technique originale d’isolement de la média
artérielle il est possible de réaliser des cultures primaires
de cellules musculaires lisses à partir d’un court segment artériel.
L’application humaine d’une telle thérapie nécessite l’utilisation
de cellules autologues non rejetées ; notre procédure innovante
permet d’obtenir de telles cellules, de les cultiver et de les utiliser
au bénéfice du patient.
Dans ce contexte, l’une des premières applications possibles
chez l’homme sera le traitement des anévrysmes par ensemencement
endoluminal. Ce projet est déjà dans sa phase de mise en
place ; les cultures cellulaires sont réalisées par l’équipe
du Pr. Brigitte Jude à partir de fragments d’artères mamaires
prélevés lors de geste de revascularisation myocardique (Pr.
Warembourg, Pr. Prat).
III. Structuration et moyens nécessaires
Ce projet constitue la base d'un axe fort de structuration de la recherche
cardiovasculaire au CHRU de Lille sur le thème des Biothérapies.
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1. Moyens nécessaires en recherche clinique
Les essais cliniques projetés seront organisés dans le cadre
l’Unité Fonctionnelle Commune de Recherche (UFCR) de la Clinique
de Cardiologie.
Nous disposerons très rapidement d’une attaché de recherche
clinique à temps plein; de même, le travail administratif
sera réalisé par une secrétaire de recherche qui partagera
son temps entre l’axe « biothérapies » et les autres
projets de l’UFCR.
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2. Moyens médico-techniques spécifiques
Le plateau technique de l’Hôpital Cardiologique permettra la réalisation
des différents protocoles d’étude. Cependant, deux points
méritent d’être soulignés.
Premièrement, la maîtrise des techniques d’injection intramyocardique
par voie endocavitaire va constituer l’une des pierres angulaires des projets
cardiaques. Ces techniques font appel à des méthodes de cartographie
électro-mécanique maîtrisées par le Pr. Dominique
Lacroix.
Deuxièmement, ces études nécessiteront un accès
fréquent aux appareils et techniques d’imagerie cardiaque ou vasculaire
(techniques ultrasonores, scintigraphie, scanner et IRM).
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3. Laboratoires de culture cellulaire
Le laboratoire de culture cellulaire d’hématologie est implanté
dans des locaux de la faculté de médecine. En 2001, une activité
de cultures de cellules musculaires lisses y a été implantée
dans le cadre du projet INSERM coordonné par JB Michel (U460, Bichat)
décrit ci-dessus. Cette activité permet de préparer
l’implantation de cultures à but thérapeutique.
Le laboratoire actuel occupe une surface d’environ 95 m2, dont 30 m2
de laboratoire « propre » avec entrée par sas et 2 postes
de cultures PSM aux normes L2.
Actuellement, 3 techniciens du CHRU de Lille et 1 technicienne de la
faculté travaillent dans ce laboratoire, et l’encadrement est assuré
par 2 biologistes (B. Jude et C. Cossement). Un ingénieur de
recherche (Delphine Corseaux), vient d’être recruté gräce
au financement de la genopole. Une extension du laboratoire et l’aménagement
d’une salle de culture de 100 m2, dont une salle blanche, sont programmés
pour 2003.
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