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Cancer


Présentation

Des oncogènes aux cartes d'identité des tumeurs.

Dans les années 70, la littérature contenait une liste sans fin des phénotypes spécifiques des cellules cancéreuses, et il était difficile de repérer parmi les épiphénomènes les événements essentiels à la progression tumorale. La découverte des oncogènes donna l'espoir de quelque simplification. Entre 1978 et 1986, six parmi les premiers oncogènes cellulaires ont été identifiés dans l'unité INSERM U186 à l'Institut Pasteur de Lille (myc, mil/raf, erb A, erb B, myb et ets1). Myc, myb, erbA et ets1 codent des facteurs de transcription. Depuis cette époque, un grand nombre de nouveaux oncogènes et anti-oncogènes ont été identifiés de par le monde. A Lille, dans l'unité INSERM U524 des changements cytogénétiques associés systématiquement à des hémopathies humaines malignes ont permis d'identifier de nouveaux gènes comme RhoH/TTF, qui code une petite GTPase ou Laz3/Bcl6 qui code pour un facteur de transcription spécifique. Dans l'URA1160, les gènes erg, fli, erm et er81 codant des membres de la famille Ets ont été clonés et caractérisés.

Dans les années 80, on pensait que le cancer résultait de la dérégulation d'un nombre limité de gènes (une centaine) essentiels pour la prolifération cellulaire. Il est clair aujourd'hui que les gènes impliqués dans le développement d'une tumeur sont recrutés dans tous les compartiments de la physiologie cellulaire, de l'organisation du cytosquelette au contrôle de la glycosylation (CNRS UMR 8576) ou de la dégradation des protéines. Dans les années 80, le modèle dominant était que les oncogènes agissaient comme des activateurs tandis que les anti-oncogènes agissaient comme des inhibiteurs de la prolifération cellulaire. Il y a désormais plusieurs gènes qui possèdent la double nationalité d'oncogène et d'anti-oncogène comme le gène codant le facteur de transcription E2F-1. Le comportement de ce facteur pourrait dépendre de sa concentration ou de ses partenaires (projet CNRS UMR 8526). De même, au cours du développement embryonnaire l'expression du facteur de transcription Rel/NF?B a été associée à la prolifération, à la différenciation ou à l'apoptose (CNRS EP560) et l'importance du contexte cellulaire pour contrôler le rôle de ce facteur est étudiée dans différents modèles in vitro. Les récepteurs de l'acide rétinoïque sont eux aussi impliqués dans l'inhibition de la prolifération cellulaire, dans l'induction de la différenciation et de l'apoptose dans de nombreuses cellules cancéreuses. Dans l'unité INSERM U459, la contribution des différents récepteurs est étudiée avec des rétinoïdes de synthèse. La capacité de ces molécules à interagir avec les différents récepteurs nucléaire, à déclencher l'activation ou la répression de gènes cibles est étudiée en détail pour comprendre le rôle du contexte du promoteur et pour identifier, par une approche globale les sous ensembles de gènes cibles régulés par ces différents récepteurs.

Le réseau lillois de cancérologie

Ce survol rapide montre la contribution des laboratoires de recherche de la région lilloise à la chasse aux gènes impliqués dans le développement des pathologies cancéreuses. Conscients de la complexité de ces mécanismes impliqués, ces chercheurs sont maintenant engagés dans la révolution technologique et conceptuelle de l'après génome.

Dans cette perspective s'est mis en place un réseau lillois de cancérologie. Son objectif est de stimuler les échanges d'informations, les discussions entre les personnes qui travaillent dans le domaine. C'est sur cette base que pourront naître des projets transversaux entre des personnes dont les compétences sont complémentaires. La première réunion de ce réseau a eu lieu le 5 juin 2000 dans les locaux de l'Institut de Biologie de Lille. En 2001, la réunion sera préparée par Philippe Delannoy, sur le campus de l'Université de Lille 1. En 2002, cette réunion aura lieu sur le campus du CHR&U.

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Projets

  • Analyse protéomique du processus de cancérisation : mise en évidence de marqueurs tumoraux et de cibles thérapeutiques.

    Contexte et contenu du projet

    Ce projet s'inscrit dans la continuité de travaux de recherche déjà engagés par les différents partenaires. Les équipes impliquées dans ce projet ont des domaines de compétence complémentaires couvrant la biologie cellulaire, la biochimie, la biophysique, la pharmacologie, la clinique et la bioinformatique. Un point fort de notre projet est que les différentes technologies de la protéomique (électrophorèse 2D hautement résolutive, analyse informatisée des profils protéiques et caractérisation des protéines par spectrométrie de masse) sont déjà utilisées par certaines des équipes demandeuses, ce qui nous permettra d'obtenir des résultats concrets à court et moyen termes.

    Responsable

    Pr Hubert Hondermarck, email: hubert.hondermarck@univ-lille1.fr
    Laboratoire de Biologie du Développement, SN3, 3ème étage, USTL
    Tél Dir: 03 20 43 45 82. Tél Secrétariat: 03 20 43 40 37
    Fax: 03 20 43 40 38.

    Détails du projet : sur cette page

  • Analyse des altérations structurales du génome dans les cancers par hybridation génomique comparative sur puces à ADN.

    Contexte et contenu du projet

    Au delà des préoccupations et retombées scientifiques, médicales, économiques inscrites dans le cadre de la Génopole Pathologies Génétiques Multifactorielles et Innovations Thérapeutiques de la REGION NORD-PAS DE CALAIS, le projet de Génomique structurale du Cancer présenté ici, a été élaboré dans une démarche concertée avec les projets de Transcriptome et de Protéome, préparés et proposés respectivement par B. Vandenbunder et H. Hondermarck. Ces projets s'intègrent donc dans une action structurante et innovante en cancérologie fondamentale et appliquée, rassemblant l'ensemble des équipes et acteurs de la Recherche fondamentale et des Biologistes et cliniciens de tous les sites Institutionnels (CNRS, INSERM, IBL, IPL), Universitaires (Lille I, Lille II) et Hospitalo-Univesitaires (CHRU Lille, CH Valenciennes et Lens).

    Le projet HGC-Biopuces présenté ici nécessitera les outils et ressources du plateau de Génomique Fonctionnelle et du plateau de Bio-Informatique de la Génopole et cherchera à bénéficier d'aides et de collaborations nationales et internationales pour la fabrication et l'exploitation de puces à cDNA. Ce type de biopuces a été choisi pour permettre également des analyses d'expression de gènes, et donc d'intéresser les projets Transcriptome et Protéome du Cancer.

    L'obtention d'une puce "généraliste" couvrant le génome humain entier, ainsi que la maîtrise et le perfectionnement technologiques permet d'envisager son utilisation à haut débit par tous les participants aux projets Cancer. Cet outil pourrait aussi permettre l'analyse génomique de toute autre pathologie associée à des altérations génétiques.

    Enfin, grâce à ses applications multiples prévisibles, ce projet répondra aussi à la volonté de la Région et de ses structures Hospitalières associées à ce projet, de développer l'aide au diagnostic et d'améliorer sa qualité.

    Responsable

    Dr Jean-Pierre Kerckaert, email: jpk@lille.inserm.fr
    Laboratoire de génétique moléculaire et approches thérapeutiques de hémopathies malignes
    Unité INSERM 524
    Tél : 33 (0)3 2016 92 13 , fax : 33 (0)3 20 16 92 29

    Détails du projet : sur cette page

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Le réseau lillois de cancérologie

Les laboratoires

Le forum lillois de cancérologie

Liste des participants au forum lillois de cancérologie du 5 Juin 2000

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L'équipe du CIB - - cib@genopole-lille.fr   (derniére modification le 6 Aug 2003)